|
|
La champignonnière du SAUT AUX LOUPSLors
de notre séjour au Centre des Perrières à Doué la Fontaine, nous avons visité
la champignonnière du Saut aux Loups. Elle se trouve près de Montsoreau dans
des caves troglodytiques de coteau. Avant de servir de champignonnière, ces caves étaient
utilisées pour l’extraction des pierres de tuffeau qui étaient ensuite
vendues pour construire les maisons et les châteaux de la Loire. Au début de la visite, une reconstitution
permet de comprendre comment les hommes extrayaient le tuffeau autrefois. (XVième
siècle). Les moellons en pierre que l’on voit par terre servaient à amortir la chute du bloc.
Les perrayeurs, c’est ainsi qu’on les nommait, extrayaient le tuffeau avec des pics, des piolets et des rondins. Des fossiles (Ammonites) retrouvés pendant
l’extraction du tuffeau étaient exposés. Ensuite,
nous avons commencé réellement la visite de la champignonnière. Notre guide
nous a demandé de ne pas faire de bruit pour écouter pousser les champignons.
Nous nous sommes penchés au dessus des sacs et avons cru les entendre. En fait
c’était une blague. Culture du champignon
On prépare la semence (mycélium : pied du champignon) en laboratoire. On rajoute le mycélium dans du seigle cuit, qu’on dépose dans le compost désinfecté (il est débarrassé des parasites pour augmenter la croissance des champignons). Chaque sac pèse 35 kg et on ramasse environ 4-5 kg à chaque récolte (6 récoltes par sac). Les champignonnistes parlent de volées. On cultive le champignon en cave car on y trouve les conditions idéales : température constante, 80% d’humidité, une bonne ventilation. Les
champignonnistes du Saumurois sont les premiers producteurs de champignons de
Paris. Mais
d’où vient le champignon de Paris ? Il a été découvert à Paris dans les souterrains par les soldats de l’Empereur Napoléon au XVIII e siècle. Certains champignonnistes pratiquent la culture des GALIPETTES.
La galipette
est tout simplement un champignon de
Paris. On l’a appelé ainsi car on le laisse pousser plus longtemps que prévu.
Quelques temps après, comme sa tête est lourde et qu’il pousse sur une
petite bute, il fait des galipettes, c’est de là que vient son nom. Ce qui est intéressant dans cette champignonnière,
c’est qu’ils pratiquent la culture d’autres champignons moins connus. Il
faut imaginer de nouveaux modes de culture qui tiennent compte du milieu naturel
de ces champignons. Vous pouvez en découvrir quelques exemples : *
Culture du SHÏÏTAKE ou lentin du chêne
(champignons qui poussent en Chine) * PIED
BLEU (appelé ainsi
à cause de la couleur du pied) *
Culture des PLEUROTES . Il
en existe des roses, des jaunes et des grises. Ce sont des champignons qui
poussent dans les bois. Après nous avoir fait découvrir des techniques plutôt
modernes de culture du champignons, notre guide nous a invité à un petit
retour en arrière. Il nous a fait découvrir comment cela se passait au début
du siècle. Nous avons vu des machines très anciennes qui
permettaient de broyer le tuffeau, des tracteurs .
Au début, les hommes cultivaient le champignon en
meule. Ils utilisaient des moules pour former des meules très régulières. Les
champignons étaient cueillis puis déposés dans des paniers en osier.
Ensuite, les hommes ont pratiqué la culture dans des
caisses en bois.
Mais le bois pourrissait très vite du fait de
l’humidité. Alors ils ont remplacé le bois par le métal. Mais celui-ci
rouillait. Actuellement, ils pratiquent la culture en sac. | |||||||||